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Les questions à poser avant de prendre rendez-vous

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Photo : Gzzz, CC BY-SA 4.0

La particularité de ce rendez-vous, c’est qu’on y arrive souvent dans un moment où l’on pose peu de questions. D’où l’intérêt de les avoir posées avant.

1. Le prix total, taxes comprises

Pas « le tarif », pas « à partir de » : le montant que vous paierez pour la séance prévue. Si la réponse est un prix à la minute, demandez une estimation de durée et faites la multiplication vous-même. À 3 francs la minute, une séance de trente minutes coûte 90 francs — encore en dessous des 100 francs qui conditionnent le droit de révocation, point détaillé dans les 14 jours du droit suisse.

2. La durée

Elle n’est encadrée par rien. Entre trente minutes et une heure en cabinet romand, mais c’est un usage, pas une règle. Une durée annoncée vous donne un repère si la séance s’écourte.

3. Le support employé

Tarot, thème astral, pendule, cartomancie : la réponse vous dit à quoi ressemblera la séance et ce qu’on vous demandera. Un thème astral exige une heure de naissance et un temps de préparation ; un tirage non. Les différences sont dans supports de voyance.

4. Le mode de paiement et la quittance

Espèces, carte, facture ? Et obtient-on une quittance ? En cas de litige, c’est la pièce qui manque le plus souvent. Pour un numéro surtaxé, la facture détaillée de l’opérateur joue ce rôle : voir les numéros surtaxés en Suisse.

5. Ce qui est conservé

Date de naissance, notes de séance, enregistrement : qu’est-ce qui est gardé, et combien de temps ? La question est légitime et la réponse est due. Elle est traitée dans vos données pendant une consultation.

En pratique. Posez ces questions par écrit — courriel ou formulaire — plutôt qu’au téléphone. Une réponse écrite vaut un engagement, et elle ne vous coûte rien, alors qu’une question posée sur un numéro surtaxé est facturée comme le reste de l’appel.

Ce que dit le droit suisse. Rien n’oblige un praticien à répondre avant la séance, sauf sur le prix d’un service téléphonique à valeur ajoutée : là, l’annonce est due dès 2 francs de taxe de base ou de prix à la minute, et toute publicité mentionnant le numéro doit porter le tarif en caractères aussi grands que lui (art. 11a et 13a OIP). Pour le reste, un refus de répondre sur le prix total n’est pas illégal — c’est une information, et elle vaut ce qu’elle vaut. Je déconseille de prendre rendez-vous sans elle.

Pour aller plus loin

Le déroulé est décrit dans une première consultation, et les recours dans droit suisse et recours.

Les questions qui reviennent

Un praticien est-il obligé de donner son prix à l'avance ?

Pour un service téléphonique à valeur ajoutée, oui : l'annonce vocale est due dès que la taxe de base ou le prix à la minute dépasse 2 francs, et toute publicité mentionnant le numéro doit porter le tarif à côté de lui, en caractères aussi grands. Pour un rendez-vous en cabinet, aucune obligation équivalente ne s'impose.

Vaut-il mieux poser ces questions par écrit ?

Oui, pour deux raisons. Une réponse écrite vaut engagement et se retrouve en cas de désaccord. Et elle ne coûte rien, alors qu'une question posée sur un numéro facturé à la minute est facturée au même titre que le reste de la conversation.

Que faire si on refuse de me donner un prix total ?

Ce refus n'est pas illégal en soi hors du cadre des services téléphoniques à valeur ajoutée. C'est en revanche une information sur la façon dont le prestataire travaille, et elle vous laisse sans repère au moment de payer. Un prix fixe annoncé se compare à un autre prix fixe ; une minute, non.

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