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Vos données personnelles pendant une consultation

Consulter en Romandie
Photo : Gzzz, CC BY-SA 4.0

Une consultation produit des informations qu’on ne confie pas à grand monde : une date de naissance, une situation familiale, parfois une santé ou des difficultés d’argent. C’est un traitement de données comme un autre, et il relève du droit suisse de la protection des données.

Ce qui est collecté

En général peu de choses au départ : un prénom, un numéro de téléphone ou une adresse électronique pour le rendez-vous, et souvent une date de naissance — indispensable pour l’astrologie et la numérologie, facultative ailleurs. Voir ce que demande un thème astral.

Ce qui s’ajoute ensuite est plus consistant : des notes de séance, parfois un enregistrement audio proposé au consultant, et l’historique des rendez-vous. Sur un service téléphonique, s’y ajoute la trace de l’appel chez l’opérateur, dont la nature est décrite dans les numéros surtaxés en Suisse.

Ce que vous pouvez demander

Le droit suisse de la protection des données, refondu et entré en vigueur dans sa nouvelle version le 1er septembre 2023, donne à toute personne un droit d’accès : savoir quelles données vous concernant sont traitées, et pourquoi. Il impose aussi une information préalable sur la collecte. Un prestataire sérieux a une page qui l’explique ; son absence est en soi une indication.

Vous pouvez demander la rectification de données inexactes, et vous opposer à un usage que vous n’avez pas voulu — une inscription à une liste de diffusion, par exemple.

En pratique. Trois questions suffisent, posées par écrit avant le rendez-vous : qu’est-ce qui est conservé, combien de temps, et est-ce transmis à un tiers ? La troisième est la plus importante, parce que c’est elle qui explique les appels qui arrivent ensuite.

Ce que dit le droit suisse. Si votre numéro porte l’astérisque dans l’annuaire — ou n’y figure pas, les deux cas étant protégés de la même façon depuis le 1er janvier 2021 —, transmettre vos coordonnées à des fins de prospection directe est déloyal au sens de l’art. 3 al. 1 let. u LCD. Le texte ne vise pas seulement l’appel : il vise aussi la communication des données. C’est développé dans ce qui rend une annonce déloyale, et la marche à suivre dans signaler au SECO.

Pour aller plus loin

Les questions à poser en amont sont réunies dans les questions à poser avant de prendre rendez-vous, et l’ensemble du cadre dans droit suisse et recours.

Les questions qui reviennent

Dois-je donner ma date de naissance ?

Elle est indispensable pour l'astrologie et la numérologie, qui en font leur point de départ. Ailleurs, elle est facultative. Rien ne vous oblige à la fournir, et rien n'oblige le praticien à travailler sans elle : c'est une question à régler avant le rendez-vous plutôt que pendant.

Puis-je savoir ce qui est conservé sur moi ?

Oui. Le droit suisse de la protection des données, dans sa version entrée en vigueur le 1er septembre 2023, prévoit un droit d'accès : vous pouvez demander quelles données vous concernant sont traitées et dans quel but. Il impose aussi une information préalable au moment de la collecte.

D'où viennent les appels que je reçois après une consultation ?

Souvent d'une transmission de coordonnées. Si votre numéro porte l'astérisque dans l'annuaire, ou n'y figure pas, l'art. 3 al. 1 let. u LCD interdit non seulement l'appel mais aussi la communication de vos données à des fins de prospection directe. Le SECO reçoit les signalements par formulaire en ligne.

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