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Comparer deux tarifs de voyance sans se tromper

Tarifs et facturation
Photo : Allain22, CC BY-SA 4.0

Le problème n’est pas que les prix soient cachés : c’est qu’ils sont exprimés dans trois unités différentes. Un prix à la minute, un forfait pour une séance et un crédit à consommer ne se comparent pas tels quels.

Ramener tout à une séance de durée fixe

Choisissez une durée de référence — trente minutes fait un repère commode, puisque c’est le bas de la fourchette courante en cabinet romand. Puis convertissez.

Un numéro à 3 francs la minute avec une taxe de base de 2 francs donne, sur trente minutes : 90 + 2 = 92 francs. Un forfait annoncé à 120 francs pour une heure donne, ramené à trente minutes, 60 francs — si tant est que la demi-séance existe, ce qui n’est pas toujours le cas. Un crédit de 100 francs valable trois mois ne vaut 100 francs que si vous le consommez dans les trois mois.

Les deux coûts qu’on oublie

La taxe de base, prélevée une seule fois mais qui pèse sur une séance courte : 2 francs de taxe sur un appel de cinq minutes, c’est 13 % du total. Et la taxe de communication de votre propre opérateur, qui court en plus et dont la facture détaillée garde la trace, décrite dans les numéros surtaxés en Suisse.

Le seuil qui change la nature de l’affaire

À 100 francs, on bascule : en dessous de ce montant, aucun droit de révocation n’existe en droit suisse, quelles que soient les circonstances (art. 40a al. 1 let. b CO). Ce n’est pas un repère de qualité, c’est un repère juridique, expliqué dans les 14 jours du droit suisse.

En pratique. Écrivez les deux offres l’une sous l’autre, ramenées à la même durée, taxes comprises. L’exercice prend deux minutes et il règle la question : un prix fixe se compare à un prix fixe, une minute ne se compare qu’une fois la séance finie.

Ce que dit le droit suisse. Pour le téléphone surtaxé, le tarif doit vous parvenir deux fois : dans la publicité, en caractères aussi grands que le numéro et juste à côté (art. 13a OIP), puis par annonce vocale au début de l’appel dès 2 francs (art. 11a al. 1). Si l’une des deux manque, la comparaison est faussée par une infraction, pas par votre distraction. Le reste du dispositif est dans l’annonce vocale du prix.

Pour aller plus loin

Les formules payées d’avance sont traitées dans forfaits, crédits et abonnements, et le choix de la forme dans consulter en Romandie.

Les questions qui reviennent

Comment comparer une minute et un forfait ?

En les ramenant à une durée commune, trente minutes par exemple. Un numéro à 3 francs la minute avec 2 francs de taxe de base revient à 92 francs sur trente minutes ; un forfait de 120 francs pour une heure revient à 60 francs pour la même durée, à condition que la demi-séance soit proposée.

Quels coûts sont le plus souvent oubliés ?

La taxe de base, prélevée une seule fois mais qui pèse lourd sur un appel court — 2 francs sur cinq minutes représentent 13 % du total — et la taxe de communication de votre propre opérateur, qui court en parallèle du service et apparaît sur la facture détaillée.

Pourquoi le seuil de 100 francs revient-il toujours ?

Parce qu'il décide de l'existence même d'un droit de révocation : l'art. 40a al. 1 let. b CO l'écarte pour toute prestation de 100 francs ou moins. Ce n'est pas un indicateur de qualité, c'est la ligne au-dessous de laquelle aucun retour en arrière n'est prévu par la loi.

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