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Cabinet, téléphone ou visio : ce qui change vraiment

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Photo : Gzzz, CC BY-SA 4.0

On présente souvent ces trois formes comme une question de préférence. En Suisse, c’est surtout une question de facturation : elles ne déclenchent pas les mêmes obligations et ne laissent pas les mêmes traces.

Le cabinet

Prix annoncé pour une séance, durée convenue, paiement à la fin. C’est la forme la plus lisible : le montant est connu d’avance et ne bouge pas si la séance déborde de cinq minutes. Son coût est plus élevé à Genève et à Lausanne qu’ailleurs, pour une raison simple de loyers — la géographie est détaillée dans villes et cantons.

Avantage pratique : vous pouvez vérifier au registre du commerce que le cabinet existe sous la raison sociale affichée. Inconvénient : il faut se déplacer, ce qui n’est pas neutre depuis une vallée valaisanne en hiver.

Le téléphone, qui se divise en deux

Le numéro surtaxé facture à la minute et ne s’arrête qu’au raccrochage. C’est la forme la plus encadrée par le droit suisse — annonce vocale obligatoire au-dessus de 2 francs, confirmation expresse au-dessus de 5 francs la minute — et la plus risquée pour le portefeuille, parce que la durée est la seule variable. Voir les numéros surtaxés en Suisse et l’annonce vocale du prix.

Le rendez-vous téléphonique est une autre affaire : on règle d’avance une durée convenue, comme en cabinet. Même lisibilité, sans le déplacement.

La visioconférence

Apparue en nombre dans les années 2020, elle suit en général la tarification du cabinet : forfait pour une durée. Elle permet de voir le support — un tirage de cartes, par exemple — ce que le téléphone ne permet pas.

En pratique. Pour une première fois, le forfait à durée convenue est plus simple à comparer qu’une facturation à la minute, parce qu’un prix unique se compare à un autre prix unique. La minute ne se compare qu’une fois la séance terminée, c’est-à-dire trop tard.

Ce que dit le droit suisse. L’art. 40b CO liste les situations où une sollicitation ouvre un droit de révocation, et le téléphone en fait partie — mais l’art. 40c CO l’exclut quand c’est l’acquéreur qui a demandé la négociation. Appeler soi-même un numéro, c’est précisément demander la négociation. Les obligations d’annonce de prix, elles, restent entières quoi qu’il arrive : elles ne dépendent pas de qui a composé le numéro. Le détail est dans droit suisse et recours.

Pour aller plus loin

Le déroulé d’une séance est décrit dans une première consultation, et la comparaison des offres dans comparer deux tarifs sans se tromper.

Les questions qui reviennent

Quelle forme coûte le moins cher ?

Impossible à dire dans l'absolu, parce que les modèles ne sont pas comparables : le cabinet et le rendez-vous téléphonique vendent une durée à prix fixe, le numéro surtaxé vend des minutes. Ce qui est sûr, c'est que le prix fixe se compare avant la séance, et la minute seulement après.

La visio est-elle moins encadrée que le téléphone ?

Les obligations d'annonce du prix de l'ordonnance sur l'indication des prix visent les services à valeur ajoutée par téléphone. Une visio vendue au forfait relève de la même logique qu'un rendez-vous en cabinet : le prix est annoncé à l'avance, et c'est le contrat qui fait foi.

Puis-je vérifier qu'un cabinet existe ?

Oui. Un praticien qui exerce à titre professionnel apparaît en général au registre du commerce de son canton, sous une raison individuelle ou une société. Le registre est public et consultable gratuitement en ligne : forme juridique, adresse, date d'inscription. Une adresse qui ne correspond à rien se repère en deux minutes.

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